jeudi, 07 juillet 2011
L’analyse financière encore démunie devant les enjeux climatiques, selon l’Ademe et OTC Conseil
« Analyse financière et enjeux climatiques », c’est le titre de l’étude menée par OTC Conseil à la demande de l’Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). L’enjeu ? évaluer la prise en compte des impacts du changement climatique dans les portefeuilles financiers, ainsi que les méthodes et outils utilisés par les gérants.
Hier mercredi, une synthèse en a été présentée par Franck Jesus, chef du service économie et prospective de l'Ademe, et par Hugues Chenet, responsable du pôle environnement d'OTC Conseil.
Ce dernier a salué la multiplication des travaux, études, recherches et publications sur le sujet mais regretté l’hétérogénéité des couvertures sectorielles et la faible pertinence des analyses risques/opportunités.
Sur ce point précis comme sur l’ensemble de l’analyse extra-financière (prise en compte des aspects environnementaux, sociétaux et de gouvernance de l’activité des entreprises), le même constat s’impose : celui d’un manque de standardisation de l’analyse, lui-même conséquence d’une dispersion des efforts et de l’absence d’indicateurs comparables.
Ainsi, le Carbon disclosure project, initiative mondiale d’homogénéisation de l’analyse des impacts climatiques, est aujourd’hui en panne, les intervenants n’étant pas parvenus à un accord, même partiel, en raison à la fois de la diversité des données fournies et de celle des méthodes d’analyse…
Faut-il alors désespérer ? Non, pour deux raisons.
1 / Dès cette année, les entreprises disposeront, en France, d’un cadre normatif pour leur bilan carbone : celui de l’article 75 de Grenelle 2, dont le décret est attendu pour l’été.
2 / A moyen terme, l’inflation provoquée par la rareté des matières premières, pétrole compris, comme les coûts économiques induits par des catastrophes naturelles symptôme du changement climatique forceront, les analystes, nolens volens, à construire un référentiel commun sur les risques climatiques.
11:08 Publié dans La finance, vous pigez ?, Le développement durable, c'est quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0)
Risques liés aux engagements sociétaux et
Anihilier le facteur risque lié aux régimes de retraite des salariés, tel est le premier objectif des entreprises mondiales. Et cela passe par une définition plus pointue des objectifs et des moyens pour les atteindre.
Dans sa cinquième étude sur la gestion des risques sociaux des entreprises, Aon Hewitt souligne également l'allongement du pilotage des gestions des fonds de pension, à 20 ans en moyenne. Ce qui n'entraîne pas forcément une meilleure couverture des risques : 25 % des entreprises sondées n'ont pas de politique de taux d'intérêt ou de couverture d'actifs face aux risques d'inflation ». En Europe, les acteurs auraient tendance à négliger les passifs financés par les actifs.En revanche, la couverture du risque lié à la longévité est de plus en plus prisée, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas notamment.


