samedi, 05 novembre 2011
Les 29 banques dangereuses pour l’économie mondiale continueront d’exister
Hier, le Comité de Bâle a énoncé les règles de capitaux propres pour les banques « systémiques ». Ce qualificatif est utilisé pour les établissements financiers dont une faillite provoquerait des conséquences majeures mondiales.
Sur les 73 plus grandes banques au monde, le comité a recensé 29 banques systémiques. 17 d’entre elles sont européennes.
Il s’agit, en France, de Crédit Agricole, BPCE (Banques Populaires-Caisses d’épargne), Société Générale et BNP-Paribas. 4 banques britanniques ont été répertoriées : HSBC, Barclays, Lloyds Banking Group, et Royal Bank of Scotland.
En Allemagne, deux banques sont concernées, Commerzbank et Deutsche Bank, tout comme en Suisse, avec le Credit Suisse et UBS. Ailleurs en Europe, citons Dexia (désormais sous tutelle de la Caisse des Dépôts et Consignations française), ING Bank, Nordea, Santander et Unicredit Group.
Aux Etats-Unis, il s’agit de : Bank of America, Bank of New York Mellon, Citigroup, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, State Street, Wells Fargo.
Enfin, 4 banques seulement se trouvent en Asie: Bank of China, Mitsubishi UFJ FG, Mizuho FG, Sumitomo Mitsui FG.
Toutes ces banques devront présenter, à partir du 1er janvier 2016, un « tapis » de fonds propres plus épais que celui des autres banques. Leur ratio Core Tier-one (mesure des fonds propres en actions) devra être de 8 à 9,5 %, au lieu des 7 % obligatoires.
2016, c’est encore loin. Aussi les 29 banques de la liste devront-elles dès la fin de 2012 préparer un plan de liquidation ordonnée ou de redressement que devra valider le Comité de Bâle.
Pourtant, une banque systémique, quel que soit son ratio de fonds propres, reste un danger pour l’économie mondiale.
Il existe une solution simple pour éradiquer ce risque systémique. C’est de séparer les activités de banques d’investissement et de banques de dépôt. Cette solution, elle a déjà été adoptée. En 1933 aux Etats-Unis, le président F. D. Roosevelt la faisait adopter par le Congrès sous le nom de Glass-Steagall Act. Les pays européens ont repris cette législation après 1945.
Cette loi simple et protectrice fut abandonnée à la fin des années 80 en Europe, à la fin des années 90 aux Etats-Unis. On en a vu les résultats…
17:23 Publié dans La finance, vous pigez ?, Les entreprises qui reculent | Lien permanent | Commentaires (0)
Les vœux pieux de la déclaration finale du G 20
« Pour bâtir notre avenir commun, renforçons notre action collective au service de tous », c’est le titre de la la déclaration finale du G 20 réuni à Cannes.
Trois chapitres sont consacrés aux questions du développement durable : la protection de l'environnement marin, la croissance verte et les changements climatiques. Deux annexes portent l’une sur les prix alimentaires, l’autre sur le financement du développement.
Pour la prévention des accidents en mer provoqués par la production et le transport de pétrole, le consensus s’est limité à deux points : « un mécanisme d'échange des bonnes pratiques » et la réalisation d’un rapport sur la question…
Sur la croissance verte, les 20 grands décideurs attendent la conférence de 2012 de Rio de Janeiro. Les objectifs sont clairs : « promouvoir les stratégies de développement sobres en carbone afin de maximiser le potentiel pour une croissance verte et favoriser le développement durable dans nos pays et dans le monde ». Quant aux mesures effectives, elles seront « encouragées ».
De même, la définition des moyens lutte contre les changements climatiques est-elle reportée à la Conférence de Durban, qui se tiendra d’ici un mois Afrique du Sud. Seule précision : le lancement opérationnel du Fonds vert pour le climat pourrait être validé dans le cadre d' « un paquet de mesures équilibré », à définir à Durban.
17:13 Publié dans Nos élites, elles font quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0)


