mercredi, 14 octobre 2009
Un fonds Axa labellisé Novethic
Axa Euro Valeurs responsables fait partie des 92 fonds ISR français labellisés en septembre dernier par Novethic, le centre de recherche sur l'ISR (investissement social responsable) de la Caisse des dépôts.
Ce fonds se distingue des fonds habituels ISR puisque les particuliers constituent 42 % de ses clients. Rappelons que, en moyenne, les investisseurs institutionnels détiennent 94 % de l'encours ISR en Europe (chiffre 2007).
Axa a une démarche très volontariste vers les particuliers puisque deux autres fonds actions ISR leur sont destinés : Axa WF Human Capital et Label Europe actions. A cela s'ajoute un fonds axé sur l'environnement, AXA WF Global Environnement.
18:42 Publié dans Les actus de l'investissement social responsable | Lien permanent | Commentaires (0)
Le nucléaire belge sourit à GDF Suez
La vie des 3 centrales nucléaires belges Doel I & II et Tihange sera prolongée de 10 ans jusqu'en 2025. C'est ce qu'a décidé le lundi 11 octobre le conseil des ministres restreint de Belgique, où 60 % de la consommation d'électricité provient du nucléaire.
Cette décision est très favorable à GDF Suez, d'autant que les compensations seront très supportables. L'opérateur devra reverser au budget fédéral entre 215 et 245 millions d'euros par an entre 2010 et 2014, investir au minimum 500 millions d'euros dans les énergies renouvelables et maintenir dans le royaume les sièges de ses divisions « Energie Europe et International » et « Tractebel Engineering ».
Les royalties seront susceptibles d'aménagement si les prix de l'électricité reculent. Ils sont actuellement de 48 €/MWh pour 2010, 54 €/MWh pour 2011, 58 €/MWh pour 2012 et 63 €/MWh pour 2013, indexé de l’inflation.
18:20 Publié dans Les enjeux de l'énergie | Lien permanent | Commentaires (0)
France Télécom n'aime pas les vieux
France Télécom ne veut pas de ses vieux salariés. Serait-ce qu'ils présentent des tendances suicidaires supérieures à celles des jeunes ?
Après la vague de suicides au sein du groupe de télécoms, le président Didier Lombard et le directeur des ressources humaines Olivier Barberot avaient rencontré, le 30 septembre dernier, les représentants syndicaux des salariés. A la sortie de la rencontre, Didier Lombard déclarait : « nous devons le plus vite possible bâtir ensemble le nouveau contrat social de France Télécom ».
Ce sera difficile. En témoigne les difficultés à faire adopter le dispositif de « temps partiel senior » pour les plus de 57 ans. La CFE-CGC-Unsa annonce aujourd'hui qu'elle quitte les négociations. Elle devrait être imitée rapidement par les autres syndicats. La raison invoquée ? « le simulacre de pseudo-temps partiel » que propose la direction quand le syndicaliste préfère des « mesures d'âge », l'arrêt de la mobilité forcée pour les + de 57 ans et « une véritable politique de recrutements » et « pas seulement de contrats d'apprentissage ».
Face à la bronca de ses salariés et de l'opprobre de l'opinion publique, il est probable que France Télécom soit contrainte à un plan de départ volontaire. Coût estimé ? entre 150 000 et 200 000 euros par salarié selon les analystes.
Or, les départs « naturels » sont au nombre de 16 200 entre 2010 et 2015. Un plan de départ accéléré entraînerait donc pour l'entreprise un coût de près de 600 millions d'euros...
Même si les investisseurs apprécient toute diminution du coût salarial, ils apprécient aussi les cohésions sociales, garantes de compétitivité pour les entreprises, notamment celles les plus exposées aux bouleversements technologiques et à la concurrence.
Bref, France Télécom a tout faux.
Il y a un an, le groupe se donnait pour ambition d'être en 2011 le numéro un mondial des opérateurs téléphoniques « les plus responsables ». On le sait, la responsabilité sociale des entreprises se mesure selon les trois critères de gouvernance, de respect social et de respect environnemental. France Télécom est déjà certain de ne pas avoir la moyenne.
18:03 Publié dans Les entreprises qui reculent | Lien permanent | Commentaires (0)
Nestlé et le lait du sang
Nestlé est contraint de cesser de s'approvisionner en lait au Zimbabwe. Le numéro un mondial de l'alimentaire possède en effet une laiterie dans l'ex-Rhodésie du Sud dont 10 à 15 % des besoins étaient assurés par la ferme Gushungo, détenue par Grace Mugabe, épouse du tyran Robert Mugabe. En 2000, ce dernier a exproprié les fermiers blancs, ce qui, quatre ans plus tard, a provoqué une grave crise alimentaire dans l'ancien « grenier à blé » de l'Afrique. L'accaparement des richesses du pays par les proches du président depuis 1987 a entraîné des sanctions internationales contre ces derniers, dont Grace Mugabe. Cette dernière figure ainsi sur la liste des personnes avec qui l'Union européenne et les Etats-Unis interdisent toute transaction financière.
Plusieurs ONG, notamment Human Rights Watch, se sont élevées contre les achats par Nestlé de ce qu'ils appellent le « lait du sang ». Le groupe suisse s'est donc incliné et a arrêté tout approvisionnement auprès de huit fermes zimbabwéennes, dont celle de Grace Mugabe.
16:47 Publié dans Les entreprises qui reculent | Lien permanent | Commentaires (0)


