mercredi, 28 octobre 2009
Les nanotechnologies victimes de leur succès ?
Les nanotechnologies font débat public en France. Depuis le 15 octobre, à Strasbourg, et jusqu'au 24 février 2010 à Paris, la gouvernance européenne de ces techniques fondées sur l'infiniment petit sera débattue dans 17 villes.
Le business est prometteur. Les NST (nanosciences ou nanotechnologies) seraient à l'origine de la prochaine révolution industrielle, moins de vingt ans après l'informatique. Le marché potentiel est « évalué » entre 1 000 et 1 800 milliards de dollars pour 2015. De fait, déjà plus de 1 000 produits de grande consommation incluent des nanomatériaux : 155 vêtements, 137 produits cosmétiques et 33 crèmes solaires, shampoings, dentifrices, traitements capillaires, anti-douleurs ou contre l’acné… (données fournies par la fondation américaine PEN, Projet on Emerging Nanotechnologies.
Avec un plan Nano-Innov auquel auront été consacrés 70 millions d'euros cette année, la France paraît bien en retard. D'où la demande fait eau Commissariat à l'énergie atomique de faire des NST la priorité de son contrat d’objectifs de 2010 à 2013 et de construire deux nouveaux "Minatec", à Saclay et Toulouse, à l'image de celui de Grenoble. La France ne publie que 5,6 % des recherches scientifiques sur les nanotechnologies dans le monde, loin derrière l'Allemagne (8,2 %), le Japon (11,4 %), la Chine (17 %) et les Etats-Unis (17,4 %). De fait, l'Asie a déjà investi 17 milliards de dollars dans la recherche et le développement des NST, soit 10 fois plus que les Etats-Unis. L'Union européenne a créé, en 2006, des fonds ad hoc, d'un montant de 530 millions d'euros.
C'est pour éviter une bronca semblable à celle contre les OGM que le gouvernement lance donc sa consultation publique. Au risque qu'elle n'intervienne un peu tard. Déjà les oppositions affûtent leurs arguments, notamment, l'absence de connaissance des impacts environnementaux des NST. Hier recommandées pour le traitement de l'eau, elles se retrouvent aujourd'hui accusées de contamination...
N'hésitez pas à donner votre avis sur le site http://www.debatpublic-nano.org
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Les villes assignent les banques devant la justice
Dexia ou la Deutsche Bank leur avaient vendu des « emprunts structurés », les villes et collectivités locales se rebiffent. Etranglées par ces crédits « toxiques », la communauté urbaine de Lille, les villes de Saint-Etienne et Rouen, le conseil général de Seine-Saint-Denis veulent saisir la justice. Ils avaient contracté, avant la crise de l'automne 2008, des emprunts à taux variables adossés à des indices ou des swaps, par exemple la parité de la livre sterling sur le franc suisse... aujourd'hui, elles se retrouvent avec des hausses très fortes des intérêts à verser. Un exemple ? celui de Saint-Etienne : un des emprunts souscrits, adossés justement à ce swap de devises, verrait le taux d'intérêt grimper à 24 % en 2010, contre 4,3 % en 2009...
L'ancien Crédit local de France, devenu Dexia, cherche l'apaisement. Il serait prêt à négocier, d'autant que la Cour des compte a estimé, en février dernier, que le choix de contracter des emprunts structurés s'apparente "à une démarche spéculative et, de ce fait, ils sont critiquables". Et d'autres établissements ont déjà fait des gestes, tel le Crédit agricole, via sa filiale Calyon.
16:10 Publié dans La finance, vous pigez ? | Lien permanent | Commentaires (0)


