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mardi, 03 novembre 2009

Cellules solaires : des rendements encore décevants

8 à 20 %, c'est le rendement -faible- d'une cellule solaire vendue dans le grand public. Du coup, laboratoires publics et privés se livrent à une concurence féroce pour accroître ce rendement. Le brevet du vainqueur lui assurera une belle rente.
Rappelons que les cellules solaires sont des composants électroniques, constitués le plus souvent de semi-conducteurs à base de silicium, dont l'exposition à la lumière crée de l’électricité en courant continu. Ce courant sera d'autant plus puissant que la luminosité est forte. Le hic dans le système est la déperdition d'énergie.
La semaine dernière, le japonais Sharp a cependant annoncé qu'il avait obtenu un rendement de conversion de 35,8 %. C'est moins que l'Université de Delaware : elle avait obtenu 42,8 % en 2007, moins encore que l'Institut allemand Fraunhofer de mécanique des matériaux(41,1 % en 2008) ou l'américain National Renewable Energy Laboratory (40,8% en 2008).
Cependant, ces hausses de rendement restent confinées aux laboratoires, le passage à l'industrialisation soulevant trop de difficultés. Si la concentration du rayonnement solaire sur la cellule photo-voltaïque fonctionne efficacement sur les satellites évoluant dans l'espace, elle est très difficile à obtenir dans l'atmosphère terrestre. En France, la recherche du CEA-Liten semble se focaliser sur deux pistes : d'une part, l'allliance de siliciums amorphe et cristallin au sein de la même cellule, solution qui offrirait un rendement supérieur à 20 % ; d'autre part, le recours à d'autres semi-conducteurs (cuivre, indium et sélénium associés ou CIS), étudié par l'Institut de recherche et développement sur l'énergie photovoltaïque. Cette dernière combinaison offre un rendement de 12 %, dans la moyenne actuelle, mais à moindre coût de fabrication. Un avantage en ces temps de pénurie de silicium.

Casino communique sur le social

Labellisé « diversité ” par l'Etat, Casino communiquera sur ses actions de prévention de la discrimination dans son personnel. Une vague de publicité se déversera bientôt dans la presse magazine, « prouvant la position spécifique de Casino dans la distribution et sa capacité à nourrir un monde de diversité ». Du coup, le distributeur alimentaire s'est dépêché d'adhérer au Pacte Mondial des Nations-Unies, s'engageant à promouvoir les 10 engagements du Global compact, en France comme à l'international.
En France, Casino renouvellera le testing auto-sollicité, maintiendra l'emploi des seniors, sensibilisera quelques 2 000 salariés à la lutte contre la discrimination et renforcera le recrutement des personnes susceptibles d'être discriminées. L'exemple fourni est celui de l'embauche de 100 jeunes diplômés issus de quartiers défavorisés, de 50 travailleurs ou stagiaires handicapés ou de 150 personnes de plus de 50 ans.
A l'étranger, le groupe de Jean-Charles Naouri renforcera les audits sociaux auprès des fournisseurs de la marque Casino et finalisera l'application de la charte éthique groupe, qui impliquera plus de 200 000 collaborateurs.
Enfin, Casino réduira sa consommation d'énergie de 2,5 % par an, par l'implantation de panneaux photovoltaïques (voir notre note du 27 octobre sur la filiale Green Yellow de Casino), adoptera un étiquetage environnemental (l'Indice carbone Casino) pour 140 produits, élargira sa gamme de produis bio et commerce équitable et accélèrera la mise en vente de produits certifiés MSC pour la préservation des ressources maritimes.

Ces actions seront-elles payantes en terme d'achalandage ? Espérons le pour un groupe plutôt connu pour ses déboires avec ses gérants de supérettes...
Pour en savoir plus : http://www.groupe-casino.fr/fr/Le-groupe-Casino-signe-le-...

Shell produira du gaz au large de l'Australie

 

Techniq et Samsung planchent sur la faisabilité de la première usine flottante de liquéfaction de gaz, commandée par Shell. Elle verra le jour en Australie, en 2016. Sa taille serait de près de 500 mètres de long et de 75 mètres de large, son poids de 600.000 tonnes après chargement. Son coût est estimé aujourd'hui à 5 milliards de dollars.

Lassé des exigences environnementales, le pétrolier anglais veut aussi exploiter des gisements non rentables aujourd'hui du fait de leur taille ou de leur distance par rapport aux côtes. Avec une usine flottante, le gazoduc n'est plus nécessaire. Surtout, une fois le gisement épuisé, l'installation peut être déplacée sur un autre site.

de ce type pour un coût d'environ 5 mds USD l'unité.
Si le projet est adopté, Shell pourrait construire une dizaine d'autres installations. Il serait aussi sans doute imité par d'autres grands pétroliers.