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mardi, 24 novembre 2009

CarbonEco, un logiciel pour les bilans carbone

 

Bouygues Construction lance son propre logiciel pour les bilans carbone, le CarbonEco.
Développé en partenariat avec l'Ademe, mais aussi Bouygues Immobilier et Colas, Carbon Eco sert aux maîtres d'ouvrage qui veulent mesurer précisément les émissions de gaz à effet de serre de leurs projets, de la conception à l'exploitation puis la destruction. Avec l'estimation exacte de l'empreinte carbonne d'un projet, les clients peuvent, en amont, déterminer avec les constructeurs les meilleures options de construction.
Depuis le début de l'année, Carbon Eco a servi à 30 % des projets de Bouyges Construction. L'an prochain, tous les projets en bénéficieront.
La généralisation de l'utilisation de CarbonEco s'inscrit dans la stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre du groupe, fondée sur deux piliers : la construction d'ouvrages « bas carbone » et diminution de l'impact carbone de l'activité du groupe dans les process supports (informatique, achats...).


L'Asie premier fournisseur de technologie propre

Chine, Corée du Sud et Japon auront investi 509 milliards de dollars dans l'énergie propre entre 2008 et 2013, contre 172 milliards pour les Etats-Unis, selon le Breakthrough Institute. Sur cette somme, 29 milliards environ proviennent de la loi Energie propre et sécurité adoptée par le Congrès en juin dernier, mais encore en attente d'une « confirmation » par le Sénat. « Si l'écart entre l'Asie et les Etats-Unis perdurent, regrettent les auteurs du rapport, les Etats-Unis devront importer une très grande majorité des technologies énergétiques propres »

Cet avertissement est entendu par les dirigeants politiques. Ainsi, une ferme éolienne risque de ne pas voir le jour au Texas parce qu'elle utiliserait des moteurs fabriqués par une société chinoise. La Chine abriterait, toujours selon le le Breakthrough Institute, le tiers des capacités industrielles solaires mondiales. Dans l'éolien, dont elle était totalement absente encore en 2003, elle dispose aujourd'hui de 70 producteurs de turbines. Dans les cellules photo-voltaïques (pour centrales solaires), elle est passée devant le Japon, numéro un mondial jusqu'en 2007.

L'industrie parie sur la pile à combustible

Les industriels n'ont jamais autant innové dans l'énergie propre, notamment les piles combustibles. C'est du moins ce que révèle le CEPGI ou Clean Energy Patent Growth Index, en voie d'atteindre un niveau record à la fin de l'année.
Depuis 2002, cet indice élaboré par Cleantech Group, retrace, chaque trimestre, les dépôts de brevets dans le secteur de l'énergie propre aux Etats-Unis. Tandis que le commun des mortels profitait de l'été, les chercheurs ont poursuivi leur travail, déposant 271 brevets, soit 3 de moins que durant le deuxième trimestre.

A elle seule, la pile combustible rassemble 157 brevets, très loin devant l'éolien et le solaire, avec 33 brevets chacun. 27 autres brevets ont été déposés concernant les moteurs automobiles hybrides tandis que la recherche se poursuivait sur les agro-carburants (11) et la géothermie (5).

Sans surprise,  Toyota a déposé le plus de brevets devant Honda, suivi de près par GM et Nissan. Toyota a surtout travaillé sur les piles à combustibles (12 brevets) pour ses véhicules à moteurs hybrides (3 autres brevets). Nissan investit également dans les piles (11), tout comme GM (10).

Enfin, le Japon est le pays le plus en pointe dans l'innovation technologique propre. 75 brevets y ont été déposés, contre 18 un an plus tôt. L'état de Californie est second avec 25 brevets, suivi par le Michigan et l'Allemagne (23 chacun). En Corée, 21 brevets ont été recensés, contre 13 à New York, 5 dans le Connecticut et 4 au Canada. La France ? Inconnue au bataillon.

Pour plus d'informations, allez sur le site de Cleanergypatent.