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lundi, 12 avril 2010

Mandarine Gestion veut se développer dans le solidaire

Mandarine Gestion, société de gestion indépendante, affiche déjà un encours de 1,045 milliard d'euros après deux ans à peine d'existence.
La société de gestion indépendante dirigée par son fondateur Marc Renaud vise 600 milliards d'euros de collecte cette année.

Mandarine Gestion veut « mener une finance responsable, en phase avec les fondamentaux de l' économie réelle ». Elle commercialise depuis mars 2009 un fonds ISR, « Mandarine Engagements », géré par Patrick Sabadoux. Ce fonds investit dans des entreprises qui répondent aux enjeux du développement durable tout en satisfaisant aux critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance). Ne sont retenues que les sociétés obtenant une notation extra-financière à minima neutre (soit 20% de l'univers) sur chacun des 6 critères analysés : Droits de l’homme, Environnement, Gouvernance, Engagement sociétal,  Relations clients / fournisseurs, Ressources humaines.
Des initiatives devraient être prochainement lancées dans le solidaire. A suivre...

 

OFI Private Equity noté par Ethifinance

OFI Private Equity Capital a demandé à Ethifinance, agence de notation extra-financière, de noter sa politique environnementale, sociale et de gouvernance.

A l'aune des 40 critères ESG d'Ethifinance, la société de capital-risque dirigée par Olivier Millet a été notée AA ou 3,5 sur 5. 30 % de la note concerne OFI Private Equity Capital stricto sensu, 70 % ses participations majoritaires (Norbert Dantressangle, IMV Technologies, Léon de Bruxelles...). La société est la première du secteur du Private Equity à faire cumulter la note de sa politique ESG à celle des sociétés détenues dans son portefeuille. Depuis deux ans, OFI Private Equity s'est engagée fortement dans le développement durable : établissement d'un rapport annuel 2008, signature des Principes pour l'Investissement Responsable (PRI) de l'ONU en avril 2009, Charte RSE en 2010.

 

Un site pour le reporting de la RSE

Quel reporting pour la RSE ou « responsabilité sociale de l'entreprise »? Un site répond aux questions des entreprises. Pour l'instant, moins de 700 entreprises, soit les sociétés cotées, sont obligées de publier un rapport annuel social et environnemental. L'an prochain, les entreprises de plus de 500 salariés ou de plus de 43 millions d'euros de chiffre d'affaires seront également soumises à cette obligation, prévue dans le projet de loi Grenelle de l'environnement. Au total, plus de 2 500 entreprises seront concernées.
L'Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises a donc lancé le site « reportingrse ». Paradoxalement, ce site qui se veut pédagogique et pratique comporte encore quelques lacunes. Le cadre international de la RSE est bien posé, mais la rubrique « enjeux du reporting » reste encore à fabriquer. En revanche, la thématique du développement durable dans les PME est bien posée alors que ces entreprises ne sont pas tenues par la loi d'avoir un reporting RSE.

L'initiative mérite cependant d'être soulignée.

Reach s'enlise

Reach, le réglement eurpéen de contrôle des risques chimiques, peine à atteindre son but : que les producteurs ou importateurs de substances chimiques fabriquées déposent à l'Echa ou Agence européenne des produits chimiques un dossier présentant les risques liés à l'usage de ces dernières.
L'Echa estime à 9 200 le nombre de substances pour lesquelles un dossier doit être déposé avant le 1er décembre 2010. Pour faciliter le travail des industriels concernés, l'Agence avait mis en place des forums d’échanges d’informations sur les substances, appelés SIEF. A chaque substance une SIEF dans lequel les industriels concernés échangent des informations sur leur dossier. En effet, les données physico-chimiques, toxicologiques et écotoxicologiques sur la substance doivent être communes à tous les déclarants. Or, au 1er avril, seuls 2 428 SIEF étaient véritablement actifs.
L'échéance du 1er décembre 2010 risque fort de ne pas être tenue.
Deux conclusions peuvent déjà être tirées de ce retard : d'une, les industriels chimiques traînent les pieds ; de deux, l'Europe n'a aucune crédibilité.

Enfin l'Europe vint au secours de la Grèce

Les Ministres des Finances de l’Union monétaire européenne sont, enfin, venus au secours de la Grèce. Enfin parce que l'Europe, naguère trop heureuse d'élargir son champ d'exportation pour tancer la Grèce en voie d'endettement, porte une part de responsabilité dans la crise financière héllène aussi grande que celle des dirigeants grecs.

Le plan annoncé hier dimanche 12 avril porte sur 30 milliards d’euros, qui seront versés par l'Union monétaire sous forme de prêts bilatéraux, sans compter une aide additionnelle du FMI qui pourrait porter sur 10 à 15 milliards. L'objectif : écarter le « risque de défaut » ou de non-remboursement de la dette publique grecque, au moins pour 2010.
Les Etats de l'Union apporteront les 30 milliards sur la base de leur présence au capital de la Banque centrale européenne. Soit 27 % pour l'Allemagne, 20 % pour la France, 18 % pour l'Italie, 12 % pour l'Espagne, 5,5 % pour les Pays-Bas... Dans la réalité, il est peu probable que l'Espagne ou l'Italie, pays en difficulté, contribuent au prorata exact de leur détention du capital de la BCE. Un autre nuage se cache à l'horizon, plus précisément à l'est du Rhin : celui de l'examen de l'aide promise par la Cour constitutionnelle allemande qui jugera de sa conformité aux Traités européens et à la loi fédérale allemande...

Si l'annonce de l'aide européenne à la Grèce a permis, ce matin, d'endiguer la spéculation sur les emprunts d'Etat grec et sur l'euro, rien n'est donc gagné. Le premier test interviendra dès demain, avant d'être réitéré une semaine plus tard : le Trésor grec mettra aux enchères quelques 4 milliards d'euros de bons du Trésor : leur accueil par les marchés financiers permettra de juger de la solidité du plan de soutien.
Une autre date à retenir est celle du 22 avril, lorsque seront publiés les « vrais » comptes grecs pour 2009. Le déficit budgétaire tournerait autour de 13 % mais le trou serait encore plus profond si l'on prend en compte la dette des hôpitaux publics...

 

La ruée vers l'or bleu

Comme les femmes, l'eau a sa journée nationale, le 22 mars. Personne ne le sait et c'est tant mieux car l'eau est comme la femme : sans elle pas de vie.
Comme la femme, l'eau existe en abondance sur la Terre : elle la recouvre aux 4/5èmes. Comme la femme, l'eau de qualité est rare : 0,25 % seulement de l'eau est propre à la consommation humaine. Comme la femme enfin, l'eau s'enfuit lorsqu'elle est mal traitée : le taux de fuite de l'eau dans les conductions hydrauliques atteint 50 % dans le nord de Londres, presqu'autant qu'à Amritsar en Inde (57 %), mais beaucoup moins qu'à Mexico (23 %) ou à Manille aux Philippines (19 %). Les pays sous-développés ne sont pas toujours là où l'on le pense...
D'ici 2025, les pays de l'Union européenne devront investir près de 350 milliards d'euros dans l'installation de nouvelles infrastructures et technologies afin de répondre aux directives de la Commission. Les Etats-Unis ont prévu 900 milliards de dollars d'investissement d'ici 2019 pour mettre à niveau leurs infrastructures hydrauliques, très déficientes.
Comment les puissances publiques, endémiquement endettées, pourront-elles réunir les sommes nécessaires ? en déléguant la gestion d'une partie des tâches à des sociétés privées, du type -en France- Veolia Environnement. Le marché est énorme : son chiffre d'affaires annuel est estimé à quelques 260 milliards de dollars par an.
Quant au prix de l'eau, il ne cessera pas de monter : non seulement la population mondiale s'accroît mais elle apprécie de plus en plus la propreté.
Dans ces conditions, on comprend que le nombre de fonds d'investissement investis sur la thématique de l'eau se soit accrû ces dernières années.

Parmi les plus importants, en termes d'encours, citons : Pictet Water, SAM Sustainable Water, KBC Eco Water, CAAM Funds Aqua Global, Sarasin Sustainable Water, Swisscanto Equity Fund Water Invest, Tareno Waterfund, ces 3 derniers ayant été créés en 2007. Tous ces fonds ont mieux performé que l'indice boursier mondial MSCI World...