vendredi, 12 novembre 2010
Le frêt aérien condamné à 800 millions d'euros
799,5 C799,5 millions d'euros : c'est le montant total des amendes infligées par la Commission Européenne à 14 opérateurs aériens condamnés pour pratiques anticoncurrentielles dans le fret, entree mai 2004 et février 2006.
Air France-KLM est le plus lourdement sanctionné : pour le groupe franco-néerlandais, la note globale s'élève à 339,6 millions d'euros, soit 182,9 millions pour Air France, 127,2 pour KLM et 29,5 pour Martinair. Aussi Air France-KLM, qui devrait verser 43 % de la totalité des amendes, soit 26 jours de trésorerie, a-t-il communiqué sur le dépôt d'un recours auprès du tribunal européen.
Egalement condamnés : British Airways, pour 104 millions d'euros d'amende, et SAS pour 70,2 M€. Lufthansa qui avait averti les autorités européennes de ces ententes échappe aux sanctions pécuniaires.
Air France-KLM est coutumier de ces distorsions de concurrence qui, dénoncées, l'avaient conduit à payer des amendes pénales ou transactionnelles de plus de 300 millions d'euros ces cinq dernières années. Le crime paie-t-il vraiment ?
16:44 Publié dans Les entreprises qui reculent | Lien permanent | Commentaires (0)
Le bonus GPL, emblématique de la politique environnementale du gouvernement
Réunis au sein du Comité Français du Butane et du Propane, les distributeurs de GPL ou gaz de pétrole liquéfié se sont inquiétés de la suppression du bonus écologique de 2 000 euros accolé aux véhicules GPL. Annoncée le 9 novembre par le ministre du Budget François Baroin, cette mesure revient sur l'engagement pris il y a trois ans dans le cadre du Grenelle de l'environnement. La durée du bonus écologique GPL avait alors été fixée à cinq ans, jusqu'au 31 décembre 2012.
Quelques 60 000 automobiles à moteur GPL auraient été vendues grâce au bonus. La suppression brutale de ce dernier n'est pas seulement fatale au chiffre d'affaires des distributeurs de GPL mais aussi aux « centaines de PME et artisans impliqués en amont et en aval du secteur ».
La décision du gouvernement ressemble à celle prise pour les rachats d'énergie photovoltaïque dont les tarifs ont été modifiés en septembre dernier sans concertation avec les professionnels. La politique de l'environnement s'apparente à celle de Gribouille, avec des stops and go qui déstabilisent les acteurs de la filière.
La fin du ministère d'Etat de l'écologie en est le dernier, et le plus grave, avatar. L'ex-ministère de l'Ecologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat » est devenu un simple ministère de « l'Ecologie, du développement durable, des transports et du logement ».
Les problématiques énergétiques et maritimes, les technologies vertes et les négociations sur le climat sont désormais dispatchées entre les bastions de Bercy, du quai d'Orsay et de la rue de Varenne, dirigés par des personnalités hostiles au développement durable, notamment Christine Lagarde et Olivier Le Maire, dont on se souvient de l'opposition à Borloo en janvier 2010 sur la question du thon rouge en Méditerranée. Au quatrième rang du gouvernement, contre le deuxième pour son prédécesseur, Nathalie Kosciusko-Morizet part avec de lourds boulets aux pieds.
Plus fondamentalement, le développement durable n'est plus central dans la stratégie du pouvoir. Il est ramené à un rôle de ramasse-électeurs.
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