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vendredi, 12 novembre 2010

Le bonus GPL, emblématique de la politique environnementale du gouvernement

Réunis au sein du Comité Français du Butane et du Propane, les distributeurs de GPL ou gaz de pétrole liquéfié se sont inquiétés de la suppression du bonus écologique de 2 000 euros accolé aux véhicules GPL. Annoncée le 9 novembre par le ministre du Budget François Baroin, cette mesure revient sur l'engagement pris il y a trois ans dans le cadre du Grenelle de l'environnement. La durée du bonus écologique GPL avait alors été fixée à cinq ans, jusqu'au 31 décembre 2012.

Quelques 60 000 automobiles à moteur GPL auraient été vendues grâce au bonus. La suppression brutale de ce dernier n'est pas seulement fatale au chiffre d'affaires des distributeurs de GPL mais aussi aux « centaines de PME et artisans impliqués en amont et en aval du secteur ».

La décision du gouvernement ressemble à celle prise pour les rachats d'énergie photovoltaïque dont les tarifs ont été modifiés en septembre dernier sans concertation avec les professionnels. La politique de l'environnement s'apparente à celle de Gribouille, avec des stops and go qui déstabilisent les acteurs de la filière.

La fin du ministère d'Etat de l'écologie en est le dernier, et le plus grave, avatar. L'ex-ministère de l'Ecologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat » est devenu un simple ministère de « l'Ecologie, du développement durable, des transports et du logement ». 


Les problématiques énergétiques et maritimes, les technologies vertes et les négociations sur le climat sont désormais dispatchées entre les bastions de Bercy, du quai d'Orsay et de la rue de Varenne, dirigés par des personnalités hostiles au développement durable, notamment Christine Lagarde et Olivier Le Maire, dont on se souvient de l'opposition à Borloo en janvier 2010 sur la question du thon rouge en Méditerranée. Au quatrième rang du gouvernement, contre le deuxième pour son prédécesseur, Nathalie Kosciusko-Morizet part avec de lourds boulets aux pieds. 

Plus fondamentalement, le développement durable n'est plus central dans la stratégie du pouvoir. Il est ramené à un rôle de ramasse-électeurs. 

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