lundi, 04 avril 2011
EDF : vers un prix de l’ARENH à 40 MWH ?
Selon le quotidien Les Echos, le gouvernement donnerait son aval à un prix de l’ARENH à 40 mégawatts heure. Ce prix est celui auquel EDF sera contraint de vendre, à partir de 2015, à ses concurrents l’électricité tirée de ses centrales nucléaires (voir notre blog du mars). Il serait très légèrement supérieur à celui préconisé par la commission Champsaur, attendu pour la semaine prochaine. Il est supérieur à celui de 35 euros le MWH demandé par GDF-Suez, inférieur à celui de 42-43 euros souhaité par EDF et très inférieur à celui induit par les investissements de sécurité nécessaires pour sécuriser encore plus les centrales nucléaires européennes. Par exemple, le renforcement de ‘enceinte des piscines de combustible de l’EPR de Flamanville. Si l’on estime à près de 10 milliards d’euros pour les dix années prochaines, le coût des investissements supplémentaires, le prix de l’ARENH devrait donc être fixé à 45 euros le MWH… Quant à GDF Suez, son bénéfice ne souffre pas de l’incertitude sur les perspectives de ses tarifs de vente de gaz. Actuellement, ces derniers sont indexés pour 10 % sur l’évolution des prix de marché, alors qu’il achète sa matière première par le biais de contrats long terme relativement peu indexés sur les cours du pétrole. La libéralisation des marchés de l’énergie comme la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité), issues de l’application d’une directive européenne, n’en finissent pas de provoquer des dégâts.
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Avancée technologique pour les scooters de Peugeot
e-Vivacity, le scooter 100 % électrique de Peugeot, est désormais équipé des nouvelles batteries lithium-ion de Saft. Plus légères de moitié et moins onéreuses, elles donnent au scooter une durée de vie de dix ans ou de 40 000 kilomètres, avec la même vitesse de pointe que ses concurrents classiques de la gamme 50 cm3. L’autonomie est prolongée également, à 60 kilomètres pour une vitesse moyenne de 45 km/h.
Une avancée technologique donc, après la première expérience de Peugeot, qui avait porté sur 3000 scooters électriques.
Le développement durable, rétrograde selon Libération
Pour l'ouverture de la semaine durable, un « marronnier » journalistique désormais, le quotidien Libération s'est fendu, vendredi 1er avril, d'un dossier de six pages. Cinq entrées avaient été choisies par ses rédacteurs : transports, manger, maison, voyages, entreprises.
L'intérêt de ces pages était nul si ce n'est dans ce qu'elles révélaient du manque de réflexion de la sphère « écologique ». Que nous apprennent les rédacteurs ? à éteindre les lumières, à partager son véhicule pour voyager ou aller au travail, à prendre des douches plutôt que des bains ou à utiliser des meubles en bois ou des imprimantes recyclées... bref, des recettes de grand-mère.
La belle affaire ! C'est oublier que, dans l'expression « développement durable », il y a développement, un autre mot pour croissance, et durable, un adjectif qui sous-entend les notions de résistance et de perspective.
Le développement, il passe par l'innovation technologique. Il peut s'agir d'un saut qualitatif à la mode schumpeterienne, c'est-à-dire l'apparition d'une technique ou d'une combinaison de technique bouleversant les rapports économiques et humains, tel Internet ; plus modestement, il peut aussi s'agir d'une modification des modes de production.
Dans le dossier de Libération, rien n'est dit des recherches en cours sur l'eau par exemple, dont il est espéré qu'elle soit un réservoir d'énergie dans le futur, ni même sur les captations d'énergies résiduelles ; rien n'est dit non plus des nouvelles procédures de management, de plus en plus soucieuses d'utilisation optimale des ressources.
Quant au caractère de « durabilité », il n'est même pas abordé. Pourtant, c'est sur lui que reposent les chances de créer une économie plus sûre et plus efficace. La durabilité, c'est d'abord celle des salariés, aujourd'hui aussi jetables qu'un briquet Bic. C'est aussi celle des systèmes de protection, assurances ou retraites : elle suppose que leurs administrateurs aient à leur disposition des outils de projection exacts, que ne peut fournir, par exemple, l'économie de marché.
Au total, Libération nous a fourni six pages de morale bien-pensante. Depuis une trentaine d'années déjà, les hommes politiques ont abandonné le terrain de la politique et de l'économie pour celui des interdictions -ne pas fumer, ne pas boire. Le quatrième pouvoir s'y met à son tour.
08:32 Publié dans Le développement durable, c'est quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0)
Le développement durable ? rétrograde à la mode Libération
Pour l'ouverture de la semaine durable, un « marronnier » journalistique désormais, le quotidien Libération s'est fendu, vendredi 1er avril, d'un dossier de six pages. Cinq entrées avaient été choisies par ses rédacteurs : transports, manger, maison, voyages, entreprises.
L'intérêt de ces pages était nul si ce n'est dans ce qu'elles révélaient du manque de réflexion de la sphère « écologique ». Que nous apprennent les rédacteurs ? à éteindre les lumières, à partager son véhicule pour voyager ou aller au travail, à prendre des douches plutôt que des bains ou à utiliser des meubles en bois ou des imprimantes recyclées... bref, des recettes de grand-mère.
La belle affaire ! C'est oublier que, dans l'expression « développement durable », il y a développement, un autre mot pour croissance, et durable, un adjectif qui sous-entend les notions de résistance et de perspective.
Le développement, il passe par l'innovation technologique. Il peut s'agir d'un saut qualitatif à la mode schumpeterienne, c'est-à-dire l'apparition d'une technique ou d'une combinaison de technique bouleversant les rapports économiques et humains, tel Internet ; plus modestement, il peut aussi s'agir d'une modification des modes de production.
Dans le dossier de Libération, rien n'est dit des recherches en cours sur l'eau par exemple, dont il est espéré qu'elle soit un réservoir d'énergie dans le futur, ni même sur les captations d'énergies résiduelles ; rien n'est dit non plus des nouvelles procédures de management, de plus en plus soucieuses d'utilisation optimale des ressources.
Quant au caractère de « durabilité », il n'est même pas abordé. Pourtant, c'est sur lui que reposent les chances de créer une économie plus sûre et plus efficace. La durabilité, c'est d'abord celle des salariés, aujourd'hui aussi jetables qu'un briquet Bic. C'est aussi celle des systèmes de protection, assurances ou retraites : elle suppose que leurs administrateurs aient à leur disposition des outils de projection exacts, que ne peut fournir, par exemple, l'économie de marché.
Au total, Libération nous a fourni six pages de morale bien-pensante. Depuis une trentaine d'années déjà, les hommes politiques ont abandonné le terrain de la politique et de l'économie pour celui des interdictions -ne pas fumer, ne pas boire. Le quatrième pouvoir s'y met à son tour.
Uj
08:21 Publié dans Le développement durable, c'est quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0)


