mercredi, 11 mai 2011
La Banque centrale italienne inquiète du recyclage de l'argent sale
Anna Maria Tarantola, directeur général délégué de la Banque d'Italie s'inquiète du recyclage de l'argent sale dans le secteur financier. Mardi 1O mai, devant les étudiants du master « Ethique dans l'administration publique » de l'Ecole supérieure d'économie et des finances, elle a défini ces pratiques comme « un ennemi puissant » (nemico forte).
Un ennemi toujours plus puissant : entre 2007 et 2010, les signalisations d'opérations suspectes ont triplé à 37 OOO, du fait d'une hausse de 16 % en 2008, de 44 % en 2009 et de 77 % en 2010. Ces alertes provenaient pour l'essentiel des agents du secteur financier et de la Poste, les agents économiques n'ayant signalé que 223 opérations l'an dernier.
Aujourd'hui, la Banque centrale italienne estime à 10 % du PIB le montant de l'argent sale, contre un niveau mondial de 5 %. Le phénomène concerne toute l'Italie et non plus le Mezzogiorno.
17:02 Publié dans Et ailleurs, c'est comment ?, La finance, vous pigez ? | Lien permanent | Commentaires (0)
Les transporteurs aériens chinois contre les quotas de CO 2
Les compagnies aériennes chinoises sont vent debout contre la décision de Bruxelles d'imposer son dispositif d'échanges de quotas de CO2 à partir du 1er janvier 2012. Concrètement, les compagnies dont les avions atterrissent ou décollent d'Europe devront acheter des crédits carbone pour compenser leurs émissions de gaz carbonique. Le ministère de l'aviation (Civil Aviation Administration of China) estime à 123 millions d'euros le coût annuel pour la première année et à près de 400 millions à partir de 2020.
L'Association des transports aériens chinois a demandé à son gouvernement de prendre des mesures de représailles. Elle pourrait, comme son homologue des Etats-Unis, porter la question devant les tribunaux européens au motif que la mesure européenne est contraire aux règles de l'Organisation aérienne civile internationale. Les Américains ont déjà saisi la justice britannique, en décembre dernier mais leur plainte est désormais instruite par la Cour de justice européenne qui devrait rendre son verdict au début de l'année prochaine.
Ces tensions s'inscrivent dans le bras de fer qui oppose, d'une part les Américains et les Chinois, d'autre part les Européens. Lors du sommet de Copenhague, les premiers avaient fait alliance contre les seconds qui, il est vrai, utilisent les arguments « écologiques » comme des droits de douane déguisés...


