mardi, 10 mai 2011
Les prix acides de la rémunération des PDG descernés par Proxinvest
Excédé des rémunérations extrêmes accordées aux dirigeants des sociétés du CAC 40, le cabinet Proxinvest vient de décerner ses prix (sucrés) de la rémunération.
Une initiative ironique bien venue pour supporter l'irresponsabilité des conseils d'administration.
Prix Citron de la Rémunération : à la banque suisse UBS pour la progression globale des bonus, d'un montant global de 4,3 milliards de francs suisses.
Prix Groseille à Maquereaux : conjointement à BNP Paribas et à la Société Générale « pour avoir publié avec retard et dans un deuxième document de référence les rémunérations variables de leur directeur général respectif ».
Prix Nèfle du Japon : pour Renault dont le président Carlos Ghosn, tout en claironnant son renoncement à son bonus français pour 2010, a quand même touché 8 millions d’euros de la filiale Nissan pour 2010.
Prix Poire de la Rémunération : à Axa dont le dirigeant Henri de Castries, a vu son fixe passer de 500 000 euros en 2007 à 950 000 euros en 2010 alors que la valeur de l’actionnaire perdait 22 %.
Prix Pastèque de la Rémunération : à Sanofi Aventis qui a attribué à Jean-François Dehecq, président parti en retraite en 2010, une «indemnité de fin de mandat» de 3,8 millions d'euros.
Prix Orange de la Rémunération : au comité de rémunération de GDF Suez qui a attribué à Gérard Mestrallet un bonus égal à 167 % du fixe, alors qu'il est limité à 150%.
Prix Banane de la Rémunération : pour Dexia qui offre à son directeur général Pierre Mariani« Prime de fonction fixe de 200 000 € classée dans la catégorie de ... « rémunération variable non soumise à condition de performance ».
Prix de la Bonne Pêche : à LVMH qui a attribué à Bernard Arnault 3,64 millions d'euros sous forme d'actions gratuites.
Enfin, le Prix Griotte est attribué à un heureux retraité de Veolia Environnement, le PDG d’EDF, Henri Proglio : il touche pour 2010 un modeste salaire d’électricien soit 1 604 820 €, tout compris, sa retraite lui étant acquise chez Veolia Environnement de 37% de sa rémunération de référence de 2 M€ soit 740 000€.
21:57 Publié dans gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0)
La rémunération du président de SEB contestée par la famille fondatrice
Thierry de la Tour d'Artaise, président de SEB, n'aura pas ses stock-options. Menés par les héritiers du fondateur du groupe d'électro-ménager, qui détiennent 57 % des droits de vote, dont 31 % regroupés au sein de la holding Fédérative, les actionnaires ont refusé aujourd'hui de voter les augmentations des dirigeants, sous forme d'attribution de stock-option et d'actions gratuites. Le président de Fédérative, Philippe Girardot, avait déclaré que la rémunération estimée de 4.1 millions d’euros du PDG, au titre de 2010, « devrait être modérée ». « En dix ans, la rémunération fixe et variable du PDG a augmenté de 321 %, alors que les ventes ont doublé et que la marge opérationnelle a progressé de 188 %. Cet écart n'est pas expliqué. »
Ce n'est pas la première fois que les actionnaires historiques de SEB interviennent sur la question des avantages des dirigeants opérationnels. Il y a quelques années, ils avaient demandé que soit diminuée la retraite complémentaire du présidents.
17:50 Publié dans gouvernance | Lien permanent | Commentaires (0)


