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vendredi, 03 juin 2011

Notation de la dette souveraine : risque aussi sur les Etats-Unis

Tandis que l'Europe peine à circonscrire les risques obligataires portugais et grecs, les Etats-Unis sont eux aussi en crise profonde. Mardi 31 mai, la Chambre des Représentants a rejeté une proposition visant à relever le plafond de la dette fédérale.

Aucun compromis n'a donc été trouvé alors que, en avril dernier, Standard & Poor's a placé sous perspective négative la note AAA des obligations publiques américaines. Quant à l'autre grande agence de notation, Moody’s, elle a annoncé qu'elle la mettrait sous revue (dernière étape avant la dégradation de la note) le 2 août prochain.

Des lendemains qui s'annoncent donc difficile pour le pays, d'autant que, malgré la reprise économique amorcée en juin 2009, l'immobilier des ménages n'a toujours pas résorbé ses excès de dettes et de stocks. Le recul du prix des maisons atteint aujourd'hui 33 % depuis le plus haut de 2006. Lors de la crise de 1929, il était de 26 %, entre 1928 et 1933.

Le nucléaire a toujours la cote... en Arabie saoudite et en Russie

L'Arabie saoudite veut construire 16 réacteurs nucléaires civils d'ici 2030.

Dirigé par Abdel Ghani Malibari, l'organisme saoudien du nucléaire civil, King Abdallah City for Atomic and Renewable Energy, va lancer un appel d'offres international. L'objectif est double : produire de l'électricité et dessaler l'eau de mer.

Les deux premiers réacteurs devraient être prêts d'ici 2020 et assurer 20% des besoins du pays en électricité.

En février, il a signé avec la France un accord dans le domaine du nucléaire civil destiné à l'aider à produire de l'électricité et à dessaler l'eau de mer. Le royaume est également en discussion avec la Russie sur des accords de coopération dans le domaine du nucléaire civil, après avoir conclu un accord similaire avec les Etats-Unis.

Trois tables rondes pour une meilleure efficacité énergétique

 

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, veut doubler la croissance de l'efficacité énergétique en France. De 1,5 % en 2007, elle devra passer à 3 % en 2020. Cet objectif s'inscrit dans la loi POPE de juillet 2005 qui prévoyait une réduction annuelle de 2 % de l'intensité énergétique finale d'ici à 2015 Il y a urgence. Estimée à près de 14 % en 2010, hausse des prix de l'énergie apparaît comme durable.

Pour parvenir à son but, le ministre va constituer trois groupes de travail sous forme de trois tables rondes.

La première, dirigée par Michèle Pappalardo, ex-déléguée interministérielle au développement durable et commissaire générale au développement durable du ministère de l'Écologie jusqu'à avril 2011, s'attaquera à la question : « Ménages : comment réduire les factures ? ».

La deuxième sera animée par Pierre-François Mourier, directeur général adjoint du Centre d'analyse stratégique (CAS) et consacrée aux entreprises : « Comment gagner en compétitivité ? »

La dernière table ronde s'attellera, sous la direction du  sénateur Albéric de Montgolfier, aux problématiques publiques : « Pouvoirs publics : comment être moteur et exemplaire ?»

Les trois groupes rendront leurs conclusions en novembre prochain.