lundi, 06 juin 2011
BNPParibas poursuit son programme de soutien à la recherche sur le changement climatique
La Fondation BNP Paribas renforce son action dans la lutte contre le changement climatique.
Déjà partenaire, depuis 2010, du projet « Subglacior » (carottage innovant de la glace en Antarctique destiné à la remontée de l'âge du climat), elle crée un programme d'une durée de 3 ans, doté de 3 millions d'euros, portant sur 4 autres recherches.
Sur la cinquantaine de dossiers présentés à la fondation, voici les 4 retenus :
- AAA concerne le traitement, la numérisation et l'archivage de documents anciens contenant des observations météorologiques afin de rendre ces données historiques sur le climat accessibles aux scientifiques du monde entier. Les partenaires du projet sont Météo-France et les Archives Nationales.
- eFOCE mettra en œuvre des systèmes expérimentaux immergés afin de comprendre et prédire les conséquences de l'acidification de l'océan sur les écosystèmes marins. Les principaux partenaires sont : Laboratoire d'Océanographie de Villefranche (France), Monterey Bay Aquarium Research Institute (USA), Station Biologique de Roscoff (France), Plymouth marine Laboratory (Royaume–Uni), Mediterranean Institute for Advanced Studies (IMEDEA).
- PRECLIDE portera sur le développement et l'application de méthodologies pour estimer le changement climatique sur les trente prochaines années. Il réunira : Sciences de l'Univers au CERFACS, CNRS/CERFACS, Météo-France, Université de Reading (Royaume–Uni), Université de Toronto (Canada).
- Enfin, Global Carbon Atlas créera un outil en ligne qui fournira des informations complètes sur les flux de gaz à effet de serre à l'échelle du globe. Les principaux participants sont : Global Carbon Project (GCP)/ Commonwealth Scientific and Industrial Organization (CSIRO), University of East Anglia (Royaume Uni), IPSL / CEA CNRS UVSQ (France), Oak Ridge National Laboratory (USA)
Dans son processus de sélection, la fondation BNP Paribas s'entoure d'experts réunis dans un comité scientifique animé par Philippe Gillet, vice-président de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.
On y trouve Joanna Haigh (Imperial College de Londres), Jean-Pascal Van Ypersele (Institut d'astronomie et de géophysique de l'Université catholique de Louvain), Thomas Stocker (Institut de physique de l'Université de Berne) et Riccardo Valentini (Université de Tuscia, Viterbo).
11:35 Publié dans Le développement durable, c'est quoi ?, Les entreprises qui bougent | Lien permanent | Commentaires (0)
Global Bioenergies à la bourse de Paris le 15 juin prochain
Global Bioenergies entrera en Bourse le 15 juin prochain, sur le compartiment Alternext.
La petite PME d'Evry, conceptrice d'un procédé de création d'isobutène gazeux à partir de ressources végétales lèvera 4,6 millions d’euros.
Il s'agit d'une quasi-start up : les fonds récupérés serviront à passer de la phase laboratoire à la construction d'une usine de démonstration en 2015 puis, enfin, à la vente du procédé, sous forme de licences. Un contrat d'option de licence a été signé avec un groupe américain et trois autres options devraient être signées d'ici la fond de l'année.
Aujourd'hui, le marché de l’isobutène rne pèse que 25 milliards de dollars mais son potentiel est estimé à quelques 1000 milliards de dollars. La première des utilisations seraient les carburants, l'isobutène étant transformable en isooctane, un concurrent du bioéthanol moins consommateur en infrastructures de distillation et, donc, plus rentable. Les autres utilisations se trouvent dans les plastiques et caoutchoucs.
Pour General Electric, le solaire bientôt plus rentable que le charbon ou le nucléaire
Pour Mark M. Little, directeur général de la recherche chez l'américain General Electric, l'énergie tirée du solaire sera, dès les 3 à 5 prochaines années, compétitive par rapport aux sources fossiles (charbon essentiellement) et nucléaires.
Le conglomérat américain vient en effet de créer des panneaux solaires à couche mince et au rendement de 12,8%, grâce aux progrès réalisés dans les cellules de silicium. Ils seront produits industriellement à partir de 2013 à un rythme annuel permettant de servir 80 000 foyers.
Le directeur de General Electric ne fait que formuler une évidence : déjà, dans le sud de l'Italie et de l'Espagne, au Maghreb et en Turquie, l’électricité photovoltaïque est compétitive.


