mardi, 27 septembre 2011
156 fonds ISR labellisés Novethic
156 fonds ISR (investissement social responsable) viennent de recevoir le label Novethic.
Attribué par le centre de recherche ISR de la filiale de la Caisse des dépôts pour une année, ce label a été créé en septembre 2009. Il valide que 90 % des actifs d’un fonds ISR font l’objet d’une analyse Environnementale et Sociale et de Gouvernance (ESG) solide, que le processus de gestion est expliqué publiquement et clairement, et, enfin, qu’un reporting extra-financier donne les caractéristiques ESG du portefeuille.
Les demandes d’attribution étaient au nombre de 184 cette année, soit 2 % de plus qu'en 2010. 156 fonds l’ont obtenu, soit 86 fonds actions, 16 fonds obligataires, 32 fonds monétaires et 22 fonds diversifiés proposés par 35 sociétés de gestion.
« Si la situation s’améliore, il reste une marge de progrès importante, remarque le centre de recherche Novethic au sujet de l'accessibilité des documents de présentation des fonds. Les codes de transparence, rendus obligatoires par l’Association Française de Gestion financière (AFG) pour tous ses adhérents qui commercialisent un fonds ISR, sont encore souvent des documents difficiles à comprendre pour les épargnants particuliers. Leur volume moyen est de 23 pages mais certains atteignent les 50 pages. »
Pour savoir si un fonds ISR est labellisé, aller sur le site dédié.
14:12 Publié dans Les actus de l'investissement social responsable | Lien permanent | Commentaires (0)
Vers une transformation du FESF en banque prêteuse ?
Le FESF ou Fonds européen de stabilité financière (European Financial Stability Facility) verra-t-il ses pouvoirs d'action renforcés ?
C'est ce que laissent entendre ce matin plusieurs responsables européens.
Rappelons que le FESF est, techniquement parlant, un fonds commun de créances qui aide à préserver la stabilité financière en Europe. Il est né le 9 mai 2010, avec l'approbation des 27 états de l'Union. A l'époque, il s'agissait de donner un petit coup de pouce à la Grèce -2 % du PIB- européen. Un an plus tard, les difficultés de l'Etat hellénique se propagent à la zone euro et menacent son existence.
Bien que rien ne soit encore décidé, il semblerait que les Etats s'apprêtent à démultiplier par huit les capacités du FESF. Pour celà, ce dernier et les Etats européens apporteraient des capitaux à un deuxième Fonds commun de créances, à la fois émetteur d'obligations et acheteur d'obligations d'Etats européens. Ce FCC serait porté par la Banque européenne d'investissement (qui gère déjà, administrativement et techniquement, le FESF) et servirait partiellement à la recapitalisation des banques européennes.
Inspirée du programme TARP adopté aux Etats-Unis en 2008, cette solution présente plusieurs avantages :
- l'effet de levier ainsi obtenu facilite et crédibilise la lutte contre la spéculation sur les dettes souveraines et autour des banques européennes,
- il renforce la crédibilité des politiques européens, qui semblaient absents ces derniers jours,
- il constitue une solution de remplacement crédible à celle du lancement des euro-bonds, inimaginables en l'état actuel de l'Union. Soulignons à ce propos que l'institut d'études économiques Rexecode, partisan d'« eurobunds », estime à près de 5 000 milliards d'euros le marché des dettes de l'Allemagne, de l'Autriche, de la Finlande, de la France, du Luxembourge et des Pays-Bas, toutes notées « triple A ».
08:40 Publié dans La finance, vous pigez ?, Nos élites, elles font quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0)


