mercredi, 09 novembre 2011
Vers une taxation du trading à haute fréquence ?
La commission des Finances du Sénat vient de créer une « taxe sur les transactions automatisées » qui serait opératoire à partir du 1er janvier 2012. Cet amendement s’inscrit dans le projet de budget pour 2012. Le but est d’entraver l'essor du « trading haute fréquence ». Pour les sénateurs –et ils ont raison-, le taux d’annulation de ces ordres transmis à des vitesses de nanosecondes dépasse les 95 %, ce qui induit une « liquidité fantôme » et, surtout, « une instabilité permanente du carnet d'ordres », « un effet d'éviction sur les marchés transparents au profit des lieux de négociation opaques (dark pools) » et « de nouvelles facultés d'abus de marché et de manipulation des cours ».
La taxe frapperait les prestataires de services d'investissement dans les cas de « dépassement quotidien d'un taux d'annulation de 50% des ordres d'achat ou de vente d'instruments financiers qu'ils transmettent à des marchés "transparents" ». Voulue par la majorité de gauche au Sénat, cette taxe doit être reprise par l’Assemblée nationale, majoritairement à droite. Compte tenu des désordres provoqués par le « high frequency trading », cette taxe sera probablement reprise par les députés.
Son impact n’en demeurera pas moins limité : l’essentiel des donneurs d’ordres sont domiciliés dans des abris fiscaux et réglementaires.
23:28 Publié dans gouvernance, La finance, vous pigez ?, Nos élites, elles font quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0)
Du pétrole argentin pour Repsol
Le pétrolier espagnol Repsol annonce « la plus belle découverte de pétrole de son histoire ». Elle se trouve dans le nord de la Patagonie argentine, dans la région de Loma La Lata et porte sur « 927 millions de barils équivalant pétrole de réserves récupérables ». Les trois quarts du gisement, qui accroîtront de 44% les réserves du groupe proviennent de gaz de schiste.
10:05 Publié dans Et ailleurs, c'est comment ?, Les enjeux de l'énergie | Lien permanent | Commentaires (0)
Encore des risques de retard pour l’EPR finlandais d’Areva
Areva indique que, à fin de l’année, elle saura si des nouveaux retards et provisions financières seront nécessaires pour le chantier de son réacteur EPR en construction en Finlande. Une façon de préparer le terrain à un énième retard.
Rappelons que ce chantier, commencé en 2005, devait au départ se terminer au printemps 2009. Ensuite, les délais avaient été reportés à fin 2012 pour une mise en service totale au deuxième semestre 2013. Bien que l’ensemble du projet soit réalisé à 80 %, selon Areva, il est probable aujourd’hui que le démarrage n’intervienne qu’en 2014…
Les 2,6 milliards d’euros déjà provisionnés pour couvrir les retards du chantier seront-ils suffisants ? Areva l’affirme mais la question n’est pas là. La rentabilité du réacteur de troisième génération dont le prix initial était de 3 milliards d’euros semble bien compromise.
10:03 Publié dans Et ailleurs, c'est comment ?, Les enjeux de l'énergie | Lien permanent | Commentaires (0)


