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mercredi, 28 décembre 2011

Français et Italiens dévoilent leurs programmes d'émissions de dette d'Etat pour 2012

Après l'Agence France Trésor, le Trésor italien vient de dévoiler son programme d'émission d'emprunts pour 2012. La France devrait émettre  178 milliards d'euros, contre 207,8 milliards d'euros cette annEn Italie, les montants sont apparamment plus élevés : 450 milliards pour l'an prochain.

Cependant, les chiffres français ne tiennent pas compte de la « dette sociale » portée par la CadesL'établissement en charge de l'amortissement de la dette de la Sécurité sociale française a d'ailleurs été mis sous surveillance par l'agence de notation Fitch. Cette dernière a confirmé, le 20 décembre dernier, la note « AAA » des emprunts de la Cades mais les a mis sous perspective négative, comme Standard & Poor's deux semaines auparavant. Le motif invoqué par les deux agences est celui d'un lien direct avec la notation « AAA » de l'Etat français.

La Caisse dirigée par Patrice Ract Madoux a réagi avec vigueur. Elle souligne en effet que la Cades n'a pas de lien avec les ressources de l'état puisque ses ressources sont garanties jusqu'à 2025, le Conseil constitutionnel vérifiant chaque année l'adéquation des ressources de la Cades à l'amortissement de la dette.

Le rappel des faits suffira-t-il à infléchir les agences de notation ? Rien de moins sûr. Les forces lancées dans l'affaiblissement de l'Europe sont la résultante d'une volonté politique. La qualité des arguments importe peu.

 

 

Areva pourrait sortir d'Eramet

Areva, le producteur français de nucléaire, pourrait céder sa participation de 26 % dans le groupe minier Eramet. Celle-ci serait reprise par le Fonds stratégique d’investissement. Rappelons que Areva a lancé un plan de redressement dont un des volets consiste en des cessions pour plus de 1,2milliard d’euros d’actifs.

Comme Areva, Eramet, coté en Bourse, constitue un actif stratégique pour l’Etat français du fait de ses positions dans le nickel et le manganèse. 

Areva pourrait sortir d'Eramet

Areva, le producteur français de nucléaire, pourrait céder sa participation de 26 % dans le groupe minier Eramet. Celle-ci serait reprise par le Fonds stratégique d’investissement. Rappelons que Areva a lancé un plan de redressement dont un des volets consiste en des cessions pour plus de 1,2milliard d’euros d’actifs.

Comme Areva, Eramet, coté en Bourse, constitue un actif stratégique pour l’Etat français du fait de ses positions dans le nickel et le manganèse. 

Toujours plus de rigueur pour l’Europe

 

L'autisme règne en maître chez nos dirigeants. Oubliant que la « crise de la dette souveraine » est une conséquence directe de l’« effondrement des subprimes » de 2008, ils plaident pour toujours plus de rigueur. La bête mourra guérie. Ainsi du luxembourgeois président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker : « s'accorder sur de nouvelles règles ou de nouveaux traités ne suffit pas (…) Rien de cela n'est suffisant pour maîtriser cette crise de la dette. Il faut des plans de consolidation budgétaire très solides. Ceux-ci sont actuellement en train d'être mis en œuvre. Avec retard, je dois l'admettre, mais ce processus est en cours. »

Quant à Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, il plaide lui aussi pour une réduction de la dette des pays de la zone euro.

Le « timing » de ces déclarations n’est pas neutre : elles ont été faites à la veille, c’est-à-dire aujourd’hui, de l’arrivée sur le marché primaire (celui où l’on propose des emprunts) du Trésor italien. Il va adjuger pour 9 milliards d’euros d’obligations d’une durée de 6 mois et 2,5 milliards d’euros d’emprunts à coupon zéro (ne donnant aucun rendement mais une plus-value au moment du remboursement) arrivant à échéance 2013. Demain jeudi, il proposera un programme, le dernier de la zone euro, d’obligations à échéance 2014, 2018, 2021 et 2022.

Le fait que le taux d’intérêt des obligations italiennes à10 ans évolue autour des 7 % malgré la mise en place d’un plan d’une rigueur drastique prouve bien la vatuité des mesures adoptées en Europe.

Si la dette des Etats européens est, nul ne le niera, élevée voire insupportable à terme, seule la croissance et l’efficacité des dépenses publiques permettront de la réduire. Etouffer la croissance et, donc tuer l’activité économique entraîne, on le sait déjà, une hausse du chômage et des dépenses sociales directes et indirectes (versement des allocations, affaiblissement de la santé des humains sans travail…) qui pèseront à leur tour sur la dette souveraine.
Une baisse des taux directeurs de la Banque centrale européenne, une remise à plat des dépenses sociales indues seraient bien plus efficaces pour remettre les pays en ordre de marche.  Cette solution de bon sens va cependant à l’encontre des lunettes idéologiques de nos dirigeants. Pendant ce temps, la lame de fond venue du Pacifique dévaste l’Europe.