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lundi, 26 octobre 2009

Siemens conserve la maintenance SAP

SAP a gagné. En juillet 2008, l'éditeur de logiciels avait décidé d'augmenter les prix de sa maintenance. Il allait à contre-courant de ses concurrents, en début de grave crise économique. Finalement, la ténacité a payé. Le 21 octobre, le groupe a annoncéle renouvellement de son contrat de maintenance mondiale avec Siemens, démentant des rumeurs persistantes. Manifestement, les SSII indiennes ne sont pas encore capables de remplacer les services de maintenance de SAP... 

Non aux mastondontes financiers

Vers un rapprochement entre le bancassureur Crédit Agricole, l'assureur Groupama et la banque Société Générale ? Selon le site du Monde, les dirigeants du Crédit Agricole y seraient favorables. Le schéma comporterait deux phases. Durant la première, Groupama et Crédit Agricole réuniraient leurs activités d'assurance. Durant la seconde, les deux sociétés entreraient à hauteur de 30 % dans le capital de la Société générale.
L'objectif ? devenir numéro un de la banque et de l'assurance en France.
Cette course à la taille et à l'ego des dirigeants est dommageable à l'économie. Dans notre note du 22 octobre, nous alertions sur les dangers que représentent pour l'économie des établissements financiers à la taille disproportionnée et, surtout, aux risques de consanguinité entre les activités d'assurance, ainsi que de banque d'investissement et de détail.
Le seul barrage à un tel rapprochement ne viendra pas des pouvoirs publics, mais des caisses régionales du Crédit agricole. L'esprit mutualiste et la simple raison continuent à vivre chez les premiers actionnaires du Crédit Agricole. Jusques à quand ?

La corruption ne paie pas

Alcatel-Lucent s'est mis en conformité aux règles de la convention anticorruption de l’OCDE. Cette dernière prévoit notamment l'interdiction du versement de « pots-de-vin » aux fonctionnaires. Démarrée l'an dernier, cette mise en conformité s'est traduite par la fin du recours aux agents étatiques qui informaient le groupe de télécommunications sur ses concurrents. Le coût estimé de la lutte anti-corruption serait compris entre 1 et 2 % des revenus d'Alcatel-Lucent, mais les économies générées atteindraient 8 %, du fait de la suppression des commissions versées aux intermédiaires. Sans oublier la suppression du risque réputation, qui se chiffre en frais de justice, amendes et dommages et intérêts...
Une bonne nouvelle pour les investisseurs ISR...

Les supermarchés se mettent au solaire

Green Yellow, filiale de Casino, équipe en centrales photovoltaïques les hypermarchés. Détenue à 100 % par sa maison-mère qui lui a consenti un plan d'investissement de 200 à 300 millions d'euros, Green Yellow a équipé, depuis avril dernier, les centres du distributeur dans la Réunion avant de se lancer, en septembre, dans le sud de la France à Istres. La Corse et les autres centres au sud de la ligne Bordeaux-Lyon suivront ensuite. Le but est de parvenir à une production de 70 MW avant 2012. Ensuite, Green Yellow, qui a noué des partenariats techniques avec SMAC, du groupe Bouygues, Schneider Electric et Sunpower, proposera ses services à de sociétés extérieures au groupe.
D'autres distributeurs se lancent aussi dans le photovoltaïques, tels ll'allemand Lidl qui investira "quelques centaines de millions d'euros" dans l'installation de panneaux solaires sur ses centres logistiques. Ce dernier a déjà raccordé 30 000 m2 de panneaux sur son entrepôt de Béziers. Immo Mousquetaires songe, comme Casino, à créer une filiale solaire spéciale tandis que Auchan, Carrefour et Leclerc s'équipent peu à peu.
Les constructeurs de cellules ou toitures solaires s'adaptent : Urbasolar vient de créer un fonds d'investissement avec le Crédit agricole, doté de 130 millions d'euros. Dans la pratique, les hypermarchés louent leur toiture à un producteur d'électricité après que ce dernier l'a rénové et équipé. Ensuite, ce dernier verse un loyer, d'autant plus faible que les coûts de la rénovation et l'équipement ont été élevés.

Cette frénésie d'équipement solaire tient plu sà sa rentabilité qu'au marketing-clients ou aux obligations légales (le Grenelle de l'environnement prévoit un recul de 40 % de la consommation d'énergie dans les bâtiments d'ici 2020). Le retour sur investissement est acquis en 7 ans, dans le sud de la France du moins, la durée étant de 12 ans dans le nord. Par ailleurs, la visibilité est satisfaisante pour les opérateurs, le prix de rachat de l'électricité ainsi produite ayant été stabilisé et garanti jusqu'en 2012. Untarif intermédiaire à 0,45 euro le kW a même été créé pour les installations avec  « intégration simplifiée au bâti ».

Donnez votre avis sur la norme ISO 26000

AFNOR lance une consultation publique sur la norme ISO 26000.
Cette norme qui clarifie le concept de responsabilité sociétale sera applicable par toute institution -entreprises, collectivités territoriales, syndicats ou associations- qui veut à la fois connaître et réduire l'impact de ses activités et process sur l'environnement et en rendre compte publiquement. Jusqu'au 14 décembre, tous peuvent commenter le texte de cette norme sur le site de l'AFNOR. Leurs remarques seront analysées par les experts de l'AFNOR avant d'être soumis à l'ISO, l'organisme international de normalisation.
Sept domaines sont détaillés dans le texte de la future norme : la gouvernance, les conditions et relations de travail, l'engagement sociétal, les relations avec les consommateurs, les bonnes pratiques des affaires, l'environnement et les droits de l'homme.
La sortie de l'ISO 26000 est prévue pour fin 2010.

Pour participer à cette enquête publique : http://www.afnor.fr/accesinterne.asp?ref=ESP_EPIDENT&epid=35591