mardi, 04 mai 2010
Les éoliennes françaises au ralenti ?
Les éoliennes seront-elles les victimes du Grenelle de l'environnement II ? Plusieurs mesures du projet de loi le font craindre : obligation d'une puissance minimale de 15 mégawatts et de cinq éoliennes par parc, réduction des zones d'implantation possibles, création d'un régime spécial « Installation classée pour l'environnement à l'éolien »....
En ce domaine cependant le pessimisme n'est pas de mise. D'abord parce que nombre d'élus, tel François Patriat, sénateur-président PS du conseil régional de Bourgogne, rappellent le potentiel d'emplois créé par cette industrie. D'ailleurs, les salariés de la filière éolienne appellent à un rassemblement à Paris pour dénoncer des dispositions de loi Grenelle 2 qui menaceraient « des milliers d’emplois ».
Un consensus pourrait se dessiner autour de l'offshore éolien. Un projet de parc en mer des Deux Côtes, à une quinzaine de kilomètres du Tréport, fait d'ailleurs l'objet d'un débat public, du 28 avril au 10 septembre 2010. Lancé à l'initiative de la filiale de GDF Suez La Compagnie du vent, ce parc compterait 140 éoliennes et génèrerait une puissance totale de 700 mégawatts, pour un investissement de 1,8 milliard d'euros.
Cette initiative s'inscrit dans une tendance mondiale. Le premier parc allemand offshore a été inauguré le 27 avril dernier au large de l'île de Borkum en mer du Nord. Construit par EWE, E.ON et Vattenfall Europe, ce parc d'une faible capacité avec 12 éoliennes seulement servira aussi d'outil de recherche. Norbert Röttgen, ministre fédéral de l'environnement, estime cruciale la dimension des parcs maritimes et vise une puissance installée de 25 000 mégawatts en 2030. Plus loin, aux Etats-Unis, le secrétaire à l'intérieur Ken Salazar a approuvé un premier projet de parc offshore doté de 130 turbines, à Cape Wind, au large du Massachusetts sur la côte Est.
L'offshore, un moyen de réduire les délais de construction qui peuvent atteindre plus de 5 ans parfois, tel le projet de Francastel en Picardie.
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Edmond de Rothschild AM se veut un financier responsable
Edmond de Rothschild Asset Management renforce sa présence dans la « finance responsable ». La société de gestion annonce deux initiatives fortes. Il s'agit d'abord de la signature, le 23 avril 2010, des principes pour l'investissement responsable des Nations-Unies. Concrètement, lors des résolutions présentées par les sociétés cotées aux actionnaires réunis en assemblée générale, la politique de vote d'EDRAM intègrera les critères sociaux, sociétéux et environnementaux, pour tous ces fonds. Elle s’appliquera « de manière uniforme à l’ensemble des valeurs détenues dans ses portefeuilles en France et sur l’ensemble des places boursières internationales ».
Ensuite, EDRAM annonce l'adhésion de son fonds Saint-Honoré Europe SRI au code de transparence AFG/FIR (Associété française de gestion financière /Forum pour l'investissement responsable), référentiel européen de lisibilité et de transparence pour les fonds ISR. Elle rejoint ainsi une petite quinzaine d'investisseurs français également signataires : Allianz Global Investors France, Amundi (société de gestion appartenant au Crédit Agricole et à la Société Générale), Axa Investment Managers, BNPParibas AM, Crédit Mutuel-CIC AM, Ecofi Investissements du Crédit coopératif, Fédéral Gestion, Groupama AM, HSBC Global AM, Macif Gestion, Meeschaert Gestion Privée, Natixis AM, OFI AM, Phitrust, Robeco et UFG-LFP.
Rappelons que Saint-Honoré Europe SRI a obtenu le label Novethic, attribué pour la première fois en septembre 2009 à 92 fonds français. La décision de la société de gestion présidée par Philippe Couvrecelle s'inscrit dans une stratégie initiée en 2007 par le lancement des fonds à thématique environnementale Ecosphere World et Ecosphere Europe et renforcée par la mise en place d'une équipe de gestion et analyse ISR dirigée par Manuel Doméon. Elle répond aussi à la demande des investisseurs institutionnels, caisses de retraite ou assureurs, et des gestionnaires de fortune.
A quand une demande forte des investisseurs particuliers ?
11:19 Publié dans Les actus de l'investissement social responsable | Lien permanent | Commentaires (0)


