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mardi, 09 août 2011

La dette américaine toujours recherchée

Prix record et demande forte : c’est le verdict rendu par le Trésor américain après l'accueil réservé lundi à l'émission de ses premières obligations d'Etat notées AA+, pour un montant de 32 milliards.
La preuve, si elle était nécessaire, qu’un Etat n’est pas un créancier comme les autres et que l’analyse purement économique de sa dette n’a pas grand sens. Ce qui compte, c’est la puissance politique et les Etats-Unis en ont conservé une majeure part.
Quant à la Banque centrale américaine, elle maintiendra son taux d’intérêt directeur entre 0 % et 0,25 % jusqu’à mi-2013 au moins.
Plus encourageant, le comité de la Fed « a discuté de l'ensemble des outils politiques à sa disposition pour promouvoir une reprise économique plus forte dans un contexte de stabilité des prix ». 

Pour une fois qu’une autorité monétaire se soucie de croissance économique, nous ne devrions pas bouder notre plaisir. Il reste cependant teinté d’amertume : c’est aux gouvernements de promouvoir des politiques de croissance économiques, pas aux banques centrales… 
Cette inversion des rôles n’augure pas d’une sortie prochaine de la crise.  

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