vendredi, 12 août 2011
La sortie du nucléaire pèse sur les groupes énergétiques allemands
RWE et E.ON souffrent. Le premier a accusé une perte de 229 millions au cours du deuxième trimestre 2011, imputable à la nouvelle taxe sur le combustible nucléaire, ainsi qu'aux provisions nécessaires à la couverture de démantèlement des centrales. RWE a fermé 2 réacteurs sur 4 après que le gouvernement allemand a décrété un moratoire sur le nucléaire en mars dernier.
Quant au second, E.ON, lui aussi et pour les mêmes raisons, se retrouve en perte sur la période avril-juin.
Il a déjà annoncé la suppression de 14 % de ses effectifs, soit plus de 10 000 personnes.
L’Europe toujours incapable de s’entendre, même sur les ventes à découvert
On sait que les ventes à découvert permettent à des investisseurs sur les marchés financiers de vendre des quantités de titres supérieures à celles qu’ils détiennent en portefeuille. Cette possibilité accroît la volatilité des cours et l’ampleur des baisses.
Du coup, plusieurs autorités de marché en ont limité l’usage. La Consob, autorité boursière italienne, a interdit pour 15 jours son usage pour 29 titres négociés sur la place italienne. En France, l’Autorité des marchés financiers a également interdit les ventes à découvert pour la même durée, sur 11 valeurs financières, tandis que, en Espagne, cette même période était impartie à 16 valeurs financières. En Belgique, les interdictions sont limitées à 4 actions, mais pour une durée illimitée.
Ces réactions s’inscrivent dans les mesures déjà prises, en Allemagne en 2010 et en Grèce, depuis le 9 août.
Aussi l’Esma, Autorité européenne des marchés financiers, souhaitait-elle que soient adoptées des restrictions au système des découverts. Problème : elle ne peut forcer les Etats à la suivre.
L’Union as usual…
08:28 Publié dans gouvernance, La finance, vous pigez ?, Nos élites, elles font quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0)
D'où viennent les attaques en Bourse contre les banques françaises
Ce jeudi 11 août, BNPParibas, BPCE (Banques Populaires Caisses d’Epargne), Crédit agricole et Société générale poursuivent leur dévissage en Bourse.
Hier, nous indiquions, chiffres à l'appui, que la défiance des investisseurs à l’égard des 4 banques provenaient de leur exposition aux dettes souveraines d’Etats européens eux-mêmes sous le coup de suspicion : Espagne, Grèce, Portugal mais aussi Italie et France.
On sait aujourd’hui que plusieurs banques asiatiques sont à l’origine de ces ventes massives de titres bancaires français, non pas directement mais parce que les investisseurs savent que ces dernières ont coupé leurs lignes de crédit aux institutions françaises.
Selon Dow Jones Newswires, une institution bancaire asiatique, non nommée, aurait ainsi, depuis plusieurs jours, reconsidéré ses lignes de crédit aux banques européennes. Selon l’AFP, ce serait depuis 2009 que les grandes banques de l’Asie du sud-est ont réduit « jusqu’à l’os » leur exposition aux banques européennes.
Le hic, ce n’est pas la défiance des asiatiques à l’égard des européennes, c’est celui des européennes entre elles : leurs dépôts de facilité auprès de la Banque centrale européenne s’élèvent à 145 milliards d’euros, leur niveau le plus élevé depuis août 2010.
C’est le signe que la circulation de la monnaie est ralentie en Europe. Les crédits aux entreprises vont encore diminuer et la croissance économique, déjà handicapée par les plans de rigueur, va ralentir un peu plus…
04:04 Publié dans La finance, vous pigez ?, Les entreprises qui reculent | Lien permanent | Commentaires (0)


