mercredi, 21 septembre 2011
Les recapitalisations de banques européennes de plus en plus probables
Elles n’allaient pas si mal que ça mais la défiance à l’égard des emprunts d’Etats européens, naguère les plus surs au monde, a affaibli leur solidité : les banques européennes n’échapperont pas à des recapitalisations. Hier, la Commission européenne a admis que d’autres banques que celles qui avaient échoué aux stress tests, seraient recapitalisées. C’est la première fois que la Commission fait preuve de vérité, sous la contrainte il est vrai du Fonds monétaire international qui vient de souligner que « le niveau relativement bas de capitalisation des banques de la zone euro est une source d'inquiétude ».
Rappelons qu'une recapitalisation consiste à injecter de l'argent dans le bilan d'une entreprise, par émission d'actions le plus souvent. Un autre moyen est de nationaliser l'établissement, qui bénéficie alors de la garantie étatique.
De fait, comment faire confiance aux banques quand elles ne se font pas confiance entre elles ? Au lieu de se prêter entre elles, elles préfèrent s’adresser à la Banque centrale européenne où les dépôts overnignt atteignaient hier 144 milliards d’euros.
11:44 Publié dans La finance, vous pigez ? | Lien permanent | Commentaires (0)
La fin du nucléaire allemand bloquée par la justice
E.ON, RWE, producteurs et distributeurs allemands d'énergie, avaient, cet été, porté devant plusieurs tribunaux régionaux la taxe nucléaire décidée par le gouvernement allemand l'an dernier. Il s'agissait pour le pouoir de Madame Merkel de renforcer le budget fédéral et de préparer la sortie du nucléaire.
Pour la première fois, un tribunal financier de Hambourg a rendu son verdict : hier mardi, il a ordonné la suspension de cette taxe en raison de doutes sur sa constitutionnalité.
Pour les producteurs d'énergie, cette victoire est transitoire : il est probable que le gouvernement fédéral fasse appel. D'ici là, il s'agit d'une respiration financière pour les industriels, dont le montant annuel de la redevance atteint environ 650 millions d'euros pour E.ON et 400 millions pour RWE.


