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mercredi, 16 novembre 2011

Des licenciements pré-récession ? oui, mais une récession aidée par des décisions politiques incohérentes

La Société générale, le groupe PSA Peugeot-Citroën.., les nouvelles sont mauvaises sur le front de l'emploi en France.

De fait, la zone euro se dirige rapidement vers la récession. Le hic est que cette baisse de la croissance économique est directement liée aux deux types de décisions politiques prises ces des derniers mois, sous la contrainte d'attaques financières massives contre les emprunts d'Etat européens.
Le premier type de décisions politiques est l'austérité budgétaire. Elle conduit directement à la baisse des commandes publiques, indirectement, à la baisse de la consommation des ménages.
Le deuxième type de décisions concerne les exigences de ratio bilanciel appliquées aux établissements financiers. Il est normal de leur demander d'assainir leur bilan. Problème, ce dernier était, en grande partie, investi dans des emprunts d'Etat, ceux jugés les plus sûrs et sans risques, aujourd'hui ramenés au niveau des « junk bonds ». 
On se retrouve alors avec 2 conséquences négatives pour l'économie : d'une part, les banques n'achètent plus d'emprunts émis par les Etats européens (Allemagne exceptée) qui, de leur côté, 
ont de plus en plus de mal à se refinancer ; d'autre part, les banques réduisent la taille de leur bilan pour satisfaire aux exigences et, de ce fait, ne prêtent plus à l'économie.
Cette défaillance des prêteurs traditionnels est particulièrement détestable en Europe. Dans la zone euro, le financement s'effectue à 61 % (chiffres FMI) par l'octroi de crédits aux entreprises,
contre 39% pour les financements de marché. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, la proportion est quasiment inversée.


La récession est donc en marche en Europe, soutenue par des dirigeants incompétents.

Nous ne plaidons certes pas pour un accroissement des déficits mais d'autres mesures auraient été bien plus utiles. A l'égard des banques, une séparation des activités de banque d'investissement et de dépôt ; à l'égard des Etats, une gestion plus rationnelle des dépenses, assortie de la mise en place de financements innovants.


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