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mercredi, 16 novembre 2011

Une première, le compte de résultat environnemental chez Puma, du groupe PPR

Ce matin, le groupe de distribution et de luxe PPR a annoncé la mise en place d'un compte de résultat environnemental d'ici à 2015 pour toutes ses marques de luxe et de « sport & lifestyle ».Une promesse qui n'est pas en l'air : déjà, la stratégie de sa filiale de sport Puma s'appuie sur une approche respectueuse de l'environnement. Pour 2010, le compte de résultat environnemental de Puma atteint 145 millions d'euros. Malgré son nom, le compte de résultat environnemental ne se présente pas comme un compte de résultat classique. Il s'agit d'un tableau dont les colonnes répertorient les impacts environnementaux : consommation d'eau, émissions de gaz à effet de serre et autres pollutions atmosphériques, utilisation des sols et déchets.Les lignes du tableau sont réparties en trois groupes donnant les responsables de la polllution. Dans le premier groupe se trouvent les activités directes de Puma ainsi que celles de ses fournisseurs ; dans le second groupe apparaissent les 3 grandes zones géographiques -Europe, Moyen-Orient et Afrique, Amérique puis Asie-Pacifique. En dernier, sont détaillées les productions -chaussures, vêtements et accessoires. Puma ne s'arrêtera pas là. La société de sport travaille actuellement à la prise en compte des impacts sociaux puis des impacts économiques de ses activités. D'ici 2015, l'expérience sera donc élargie aux autres marques de luxe du groupe -Bottega Veneta, Boucheron, Gucci...- et à l'autre filiale de sport de PPR, Volcom. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie de développement durable du groupe, intitulée PPR Home. Elle devrait être rapidement copiée par d'autres sociétés européennes. Tant au G 20 à Cannes qu'à Bruxelles, la responsabilité sociale des entreprises apparaît comme un moteur solide pour une croissance qui se fait de plus en plus ténue aujourd'hui.

Nucléaire : l'accord des Verts et des socialistes ne règle rien

Dans leurs transactions en vue des élections présidentielles, le Parti socialiste et les Verts nt parvenus à un accord sur le nucléaire en France.

Il porte en 3 points. Les 24 plus vieux réacteurs en fonctionnement en France seront fermés ; la production de Mox (combusible à base de Mélange d'Oxyde : 7 % environ de plutonium, le reste en uranium appauvri) sera stoppée ; les activités de retraitement seront également arrêtées.
Les producteurs d'énergie ont immédiatement réagi. EDF souligne que ces mesures entraîneront la perte de 400 000 emplois, directs et indirects ; Areva estime à 5 000 les emplois en jeu dans son usine de retraitement de La Hague en Normandie et à 1 300 emplois ceux de son usine Melox, dans le Gard. 
Sur le fond, ces trois décisions reviennent à faire descendre à 50 %, contre 70 % aujourd'hui, la part du nucléaire dans la production électrique française. Elles posent également la question de l'avenir des 34 autres réacteurs nucléaires frnaçais. Si on leur applique la même règle de durée de vie (40 ans) que pour les plus anciens, alors la quasi-totalité du parc nucléaire aura disparu en 2035. 

Par ailleurs, la dimension financière est absente de l'accord entre les deux partis. Outre le problème du coût de fermeture des centrales et de reclassement des salariés, celui du prix de l'énergie renouvelable est occulté. Au moins pour les dix prochaines années, il serait bien supérieur à celui du nucléaire. Rappelons que ce dernier est fixé à 36,5 euros le mégawatt heures dans les tarifs réglementés actuels, contre 75 €/MWh pour une centrale à gaz... De même, la problématique de la construction de nouvelles centrales, thermiques, solaires ou autres, n'est pas abordée.


Les enjeux énergétiques sont cruciaux pour créer des base solides à une croissance durable. Il est regrettable qu'ils soient « réglés » dans un cadre de « basse politique ».


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Le label Diversum pour des fonds d'Alcyone, de BCGE, de Métropole et de Thiriet Gestion

 

Attribué par l'association Diversum, le label du même nom vient d'être attribué à quatre fonds dont  « une large part de l’encours sert à financer des entreprises et des collectivités qui contribuent à préserver et enrichir l’environnement culturel ».

Les quatre fonds promus sont Actions Nord Sud, géré par Alcyone Finance, BCGE Synchrony Swiss Equity (BCGE Asset Management), METROPOLE Value SRI (METROPOLE Gestion) et, enfin la SICAV Thiriet Patrimoine (Thiriet Gestion).
Pour
calculer l’empreinte culturelle de ces fonds, Diversum s'appuie sur des critères liés aux domaines de la communication, des ressources humaines, de la publicité, du gouvernement d’entreprise et du mécénat.


 

Des licenciements pré-récession ? oui, mais une récession aidée par des décisions politiques incohérentes

La Société générale, le groupe PSA Peugeot-Citroën.., les nouvelles sont mauvaises sur le front de l'emploi en France.

De fait, la zone euro se dirige rapidement vers la récession. Le hic est que cette baisse de la croissance économique est directement liée aux deux types de décisions politiques prises ces des derniers mois, sous la contrainte d'attaques financières massives contre les emprunts d'Etat européens.
Le premier type de décisions politiques est l'austérité budgétaire. Elle conduit directement à la baisse des commandes publiques, indirectement, à la baisse de la consommation des ménages.
Le deuxième type de décisions concerne les exigences de ratio bilanciel appliquées aux établissements financiers. Il est normal de leur demander d'assainir leur bilan. Problème, ce dernier était, en grande partie, investi dans des emprunts d'Etat, ceux jugés les plus sûrs et sans risques, aujourd'hui ramenés au niveau des « junk bonds ». 
On se retrouve alors avec 2 conséquences négatives pour l'économie : d'une part, les banques n'achètent plus d'emprunts émis par les Etats européens (Allemagne exceptée) qui, de leur côté, 
ont de plus en plus de mal à se refinancer ; d'autre part, les banques réduisent la taille de leur bilan pour satisfaire aux exigences et, de ce fait, ne prêtent plus à l'économie.
Cette défaillance des prêteurs traditionnels est particulièrement détestable en Europe. Dans la zone euro, le financement s'effectue à 61 % (chiffres FMI) par l'octroi de crédits aux entreprises,
contre 39% pour les financements de marché. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, la proportion est quasiment inversée.


La récession est donc en marche en Europe, soutenue par des dirigeants incompétents.

Nous ne plaidons certes pas pour un accroissement des déficits mais d'autres mesures auraient été bien plus utiles. A l'égard des banques, une séparation des activités de banque d'investissement et de dépôt ; à l'égard des Etats, une gestion plus rationnelle des dépenses, assortie de la mise en place de financements innovants.