mercredi, 16 décembre 2009
Usage du cadmium : les restrictions sont parues
Restriction à l'usage du cadmium : l'arrêté interministériel sur les exceptions vient de sortir.
L'article R. 543-126 du Code de l'environnement, tel qu'il résulte du décret du 22 septembre 2009, limite le poids du mercure dans les piles et accumulateurs : pas plus de de 0,0005 % de mercure en poids, moins de 2 % pour les piles bouton et moins de 0,002 % pour les piles et accumulateurs portables.
Ces limitations ne sont pas valables pour trois usages : les systèmes d'urgence et d'alarme, notamment les éclairages de sécurité, les équipements médicaux et les outils électriques sans fil.
13:22 Publié dans Le développement durable, c'est quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0)
GDF-Suez fait sa pub avec Copenhague
GDF-Suez aussi profite du sommet de Copenhague pour rappeler ses engagements énergétiques. Un document rappelle ses engagements contre le réchauffement climatique : filiales spécialisées dans l'énergie verte, dans les services d'efficacité énergétique et mesures prises en interne pour réduire les émissions de CO2. Il met aussi en exergue 3 projets phares auquel participe le groupe : le premier éco-quartier de France, à Limeil-Brevannes dans le Val-de-Marne, ses collaborations à des projets de recherche, tels le Club CO2, le projet Castor (Capture to Storage) ou la plate-forme européenne « Zero Emission », et, enfin, son avancée dans la biomasse.
13:21 Publié dans Les entreprises qui bougent | Lien permanent | Commentaires (0)
Encore des suppressions d'emplois chez ArcelorMittal
Après 36 000 suppressions d'emplois en 2010, ArcelorMittal en acterait 10 000 autres l'année prochaine. Les quelques 285 300 salariés du groupe sont répartis pour un quart en Europe dont 25.000 en France.
Certes, le secteur de l'acier est en surproduction. La chasse au salarié, désormais considéré non comme créateur de richesse mais comme variable d'ajustement, est-elle vraiment la solution ?
11:27 Publié dans Les entreprises qui reculent | Lien permanent | Commentaires (0)
Alstom renforce son image avec la Fondation Hulot
Alstom et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme ont signé une convention de partenariat. Le but : « ouvrir un débat constructif et enrichir mutuellement leurs réflexions sur les grands problèmes environnementaux dans les domaines essentiels de l'énergie et du transport ».
Le groupe français investit déjà dans les techniques vertes, notamment la captation de CO2. Il dispose de sa propre fondation, la Fondation Alstom qui engage 1 million d'euros par an pour soutenir des projets à caractère environnemental, éducatif et social, proposés par ses collaborateurs en coopération avec le monde associatif. L'année prochaine, la Fondation interviendra ainsi en Chine, en Inde, en Thaïlande, en Australie, au Brésil, au Mexique, au Vénézuela, au Mali et au Soudan.
Une politique sérieuse a-t-elle vraiment besoin du « greenwashing » que constitue ce partenariat avec la Fondation Hulot ?
11:05 Publié dans Les entreprises qui reculent | Lien permanent | Commentaires (0)
Dette publique : comprendre les enjeux
Le grand emprunt inquiète les marchés ... et les contribuables concernés ; après celle de la Grèce, la dégradation de la note de la dette publique espagnole fait craindre le pire pour l'euro.
Comment comprendre les enjeux qui se cachent derrière les chiffres, vertigineux ?
D'abord, il faut rappeler les faits : la dette publique -c'est-à-dire celle des Etats- a explosé à la suite de la crise financière puis économique de 2008. Des pays naguère considérés comme sûrs figurent désormais au rang des suspects.
Ensuite, il faut se souvenir de l'originalité de la dette souveraine par rapport aux autres dettes, celles contractées par les entreprises ou les particuliers : elle est le fait du seul agent économique -l'Etat- qui a le droit de lever des impôts, autrement dit d'augmenter sa richesse en la prélevant sur celle des autres. En cas de défauts de paiement répétés puis d'incapacité à honorer ses remboursements, l'entreprise sur-endettée sera contrainte par ses créanciers à déposer son bilan ou le particulier à vendre ses biens ; en revanche, l'Etat pourra toujours arguer de sa légitimité à hausser les impôts, le seul risque étant celui de devoir payer des intérêts d'emprunts plus élevés. L'Etat ne peut donc être mis en faillite.
Enfin, il faut connaître les ratios qui permettent d'appréhender l'ampleur des dettes. Le plus habituel est le rapport entre la dette publique et le PIB. Pour les 30 pays de l'OCDE, qui créent près des 4/5èmes du PNB mondial, ce ratio était de 57 % en 2007. Il devrait atteindre 80 % en 2010. Il s'agit là d'une moyenne : 3 Etats de l'OCDE sont de longue date considérés comme trop endettés : le Japon, depuis 20 ans déjà, avec une dette publique qui passera de 167 % de son PIB en 2007 à 200 % en 2010 ; viennent ensuite l'Italie et la Grèce.
Maintenant, comment la crise a-t-elle détérioré les finances publiques des pays de l'OCDE ?
Trois typologies se dessinent. La première rassemble les Etats parcimonieux et qui ont continué à contrôler leurs postes de dépenses, par exemple l'Australie ou le Luxembourg ; dans la deuxième typologie, on trouve les Etats faiblement endettés avant la crise mais que la crise a fait plonger dans le surendettement, tels le Royaume-Uni et l'Irlande, contraints de sauver leur système bancaire (l'Angleterre a consacré le quart de son PIB au sauvetage des banques) ; enfin, dans le troisième type, on rencontre les Etats déjà lourdement endettés mais dont la détérioration du ratio dette/PIB a été -relativement- faible, tels l'Italie, la Belgique ou la Grèce.
Dans l'ensemble, la détérioration a été violente : 20 % de hausse en 2 ans pour la dette publique dans l'OCDE, un rythme inobservé dans le passé sauf en cas de guerre... mais sans doute faut-il tenir compte de la guerre de l'Irak où, parmi les 49 Etats coalisés derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni, sont parties prenantes plusieurs des grands pays de l'OCDE.
Cette détérioration est-elle tenable sur le long terme ?
Non bien sûr. D'abord parce que le remboursement de la dette étouffe la reprise économique et, surtout, handicape l'avenir : les capitaux payés aux créanciers du passé sont autant de capitaux retirés de l'investissement. Ensuite parce que le vieillissement de la population provoque une dérive structurelle des dépenses de santé et de retraite. Selon le FMI, le coût budgétaire de la démographie des pays de l'OCDE est dix fois supérieur à celui de la crise actuelle. Pour répondre aux besoins créés par cette nouvelle donne démographique, les Etats doivent impérativement se désendetter.
Est-il possible de redresser les comptes publics ?
Oui bien sûr. Les moyens sont connus : rétablir l'équilibre budgétaire et, ensuite, obtenir une croissance économique suffisante pour que son taux soit supérieur à celui de l'intérêt payé sur la dette publique (1 % en moyenne sur les trente dernières années). Ces moyens ont déjà été mis en oeuvre dans un passé récent. Dès le début des années 90, la Scandinavie a inversé son déficit budgétaire pour parvenir à un solde positif près de dix ans de suite.
La grande crise actuelle peut-elle s'aggraver ?
Oui bien sûr. La conjoncture est moins porteuse que celle de la décennie 90. Les gouvernements de l'OCDE n'ont d'autre choix que de poursuivre, ou reprendre très vite, la voie des hausses d'impôts et des restrictions des dépenses publiques. Déjà, ils se préparent à des crises sociales.
Ces difficultés à surmonter rendront alors peu supportable le différentiel de situation entre la Chine et le reste du monde. L'empire du Milieu profite d'une sous-évaluation de sa monnaie qui s'apparente à un soutien déguisé à son économie. Tant que les ménages américains vivaient à crédit pour compenser la faiblesse de leurs revenus, les Etats-Unis et l'Europe fermaient les yeux. Aujourd'hui, la faiblesse du yuan est devenue, au sens propre, insupportable aux finances des Etats de l'OCDE.
07:02 Publié dans La finance, vous pigez ? | Lien permanent | Commentaires (0)


